Gestion des zones humides plantées

Contexte

Dans le cadre des reboisements d’après-guerre, de très nombreuses zones humides ont été plantées dans le massif central, notamment en épicéa commun, épicéa de Sitka et pin Weymouth. L'essence la plus courante, l'épicéa commun, n'aurait pas supporté des sols engorgés dès la surface, mais il a souvent été planté après drainage, ou sur ados. Dans ces conditions ces plantations ont prospéré.

Aujourd'hui, avec l'évapotranspiration, le niveau initial de la nappe s'est abaissé. On reconnait parfois d'anciennes tourbières, ou des zones humides encore caractéristiques. Mais, le plus souvent, ces sols plantés serrés, drainés, sans lumière au sol, sont sans flore herbacée, et sans flore hygrophile, du fait de leur histoire et n'ont pas été considérés comme des zones écologiques remarquables. Néanmoins, ces zones humides peuvent être restaurées, et en l'état, elles ont un intérêt hydraulique de réserve en eau et doivent être préservées.

Ces peuplements commencent à arriver soit à maturité et font l’objet de premières récoltes. Lors de leur exploitation les sols hydromorphes fragiles peuvent être endommagés ; lors de leur renouvellement, souvent par coupe rase et reboisement, ont lieu des travaux qui peuvent également perturber les zones humides.

Le premier risque est celui de la méconnaissance de ces zones moyennement humides, sans flore caractéristique. Une fois la zone humide identifiée, le propriétaire a le choix entre continuer une sylviculture généralement rentable, en préservant a minima la zone humide (pas de nouveau drainage), ou en une modification des objectifs pour améliorer les fonctionnalités hydrauliques (remontée de la nappe) et écologiques (espèces autochtones, réouverture du paysage). Ces nouveaux objectifs représentent des surcoûts d'exploitation et des pertes de revenus pour les propriétaires et gestionnaires concernés.

Un projet sera déposé pour être financé au FEDER en début d'année 2018 par l'Office National des Forêts sur cette thématique. Le stage s'inscrira en accompagnement de ce projet, qui mobilisera plusieurs techniciens de l'Office National des Forêts sur le massif central.

Missions

  • Élaborer une méthodologie de cartographie et de caractérisation de ces zones humides plantées
  • Mettre en œuvre cette méthodologie sur plusieurs forêts publiques tests du massif central
  • Proposer des itinéraires sylvicoles adaptés à ces zones humides, aux objectifs du propriétaire et aux financements possibles

Profil

  • Niveau Bac+5, maîtrise ou ingénieur, en foresterie ou écologie
  • Connaissances de base en écologie, botanique et pédologie
  • Formation en sylviculture
  • Maîtrise du SIG
  • Esprit de synthèse, facultés d'adaptation et aisance relationnelle
  • Aptitude à la marche en montagne
  • Permis B

Informations complémentaires 

  • Durée de 6 mois minimum
  • Indemnité de stage au taux légal en vigueur
  • Bureau et ordinateur
  • Utilisation des véhicules de services

Candidatures

Envoyer CV et lettre de motivation avant le 31 janvier 2018 à :