Compte rendu des échanges de la journée "trame verte et bleue et zones humides"

 

Compte rendu de la rencontre du Groupe d’échange

« Mares, Zones Humides intérieures, Vallées Alluviales »

 

« Comment préserver et restaurer les zones humides au travers d’une démarche Trame Verte et Bleue ? ».

 

18 février 2010 à Paris, 9h 50 – 17h 00

 

Introduction de la journée

Thierry Mougey remercie les participants d’être venus aussi nombreux et présente Marie Bonnevialle (IPAMAC) qui va co-animer la journée. Il présente ensuite le déroulé de la journée et propose à Cyrille Lefeuvre (MEEDDM) de prendre place pour la première intervention de la journée.

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10h00 – Actualité sur la Trame verte et Bleue et les zones humides (CLe)

Actualité Trame Verte et bleue:

  • Organisationnel : chef de projet TVB Fabienne Allag Dhuisme et équipe 2 Chargé de Mission sur les milieux Aquatique et Biodiversité (ES) et l’urbanisme (Jessica Brouard Masson)
  • COMOP Trame Verte et Bleue :
  • 2 an et mandat prolongé mois de mars/ travaillé sur partie législative et  partie Grenelle 2, avec une lecture au Sénat qui a déjà eu lieu et une lecture à l’Assemblée nationale, franchie une nouvelle étape avec analyse biodiversité par Commission compétente de l’Assemblée Nationale et des propositions ont été faites (consultation possible).
  • a travaillé sur partie enjeu et méthodologie et critères cohérences nationaux (guides). Dynamique de type grenelle va se poursuivre avec projet de Loi qui a voté la constitution d’un Comité Opérationnel TVB national et régional.

Même champs entre TVB et Plan d’Action Zone Humide :

  • enjeux en terme de connaissances, identification et définition.
  • Partie Gestion, préservation, conservation :
  • dynamique des échelles de contractualisation , notamment niveau agricole, avec l’étude FPNRF.
  • Question artificialisation et urbanisme : PAZH = prisme conséquent/ COMOP TVB = création sous groupe avec problématique chgt d’échelle (prise en compte SRCE/ Doc urbanisation)
  • Fiscalité : PAZH = TFNB/ sous groupe COMOP sur fiscalité (Natura 2000 et ZH) = identification frein mobilisation des outils
  • Maîtrise d’ouvrage : enjeu trouver bon interlocuteur et source de financement (mission parlementaire pour trouver nouveau support)
  • Enjeux : suivi (observatoire Zh) et évaluation des politiques publiques / TVB = comment mobiliser et retraviiller outils pour continuités écologique
  • Question service rendu : expérimentation = doit prendre de l’ampleur dans les années à venir (enjeux monétaire et spatialisation)

Conclusion :

  • Créer une cohérence et dynamique entre sujets : TVB/ PAZH/ Stratégie création des aires protégés.
  • Bémol : TVB n’est pas tout = existe d’autre politiques publiques et d’autres leviers à mobiliser.
  • Eléments fondamentaux sur la journée :
  • assurer à travers outils d’orientations nationales = travailler sur critères de cohérences pour SRCE à l’échelle nationale. (espèces/ habitats) = dialogue avec CSRPN.
  • Logique Trame Verte ET Bleue,  pas Trame verte et trame bleue ou trame verte = liant entre les deux sujets notamment Zh avec les enjeux espèces et logique transversales = quelle type de continuité sur la logique sous trame ? et quelle interface avec les autres sous-trames ?

Questions :

PB :Quelle spécificité de la démarche TVB ? Quel positionnement entre la TVB et l’existant, Quelle finalité ?

CL : certains acteurs et thématiques sont en avances sur le sujet mais l’évolution est au niveau du changement d’échelle. La TVB doit amener du lien entre tous les sujets. Pour exemple des aires protégées aujourd’hui en logique de petites pastilles et d’opportunités mais pas de résonnement en terme d’interconnexions pour le déplacement en terme d’enjeux. L’idée est un changement d’échelle dans nos approches en dans la structuration d’infrastructures écologiques à l’échelle du territoire et pour avoir un levier plus conséquent par rapport à d’autres politiques qui n’ont pas assez porté nos sujets (artificialisation, urbanisation, fragmentation) pour engager des logiques de restauration pour un aménagement durable du territoire.

n.c. : La trame verte et bleue est la stratégie biodiversité pour les années à venir et le COMOP travaille sur les orientation avec projet de Loi qui fixe une assis législative et un critère d’opposabilité, donc une assise juridique, et le sujet est porté à une échelle nationale.

TM : Un document a été produit par le MEEDDM sur la TVB qui est disponible sur le site du MEEDDM et explique la problématique du dispositif.

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JMB :Existe-t’il des preuves tangibles d’une assise juridique permettant d’avoir un outillage limitant l’approche par zones protégés en pastille ?

Les perspectives sur le sujet peuvent être différente mais il y a une assis juridique avec le projet de Loi sur les SRCE qui indique clairement qu’il y a une relation d’opposabilité entre les SRCE et les documents d’urbanisme et l’ensemble des projets portés par la collectivité territoriale ou l’Etat. Le prisme de lecture différent se fait sentir sur le niveau d’opposabilité (conformité, l’opposabilité et la prise en compte) et actuellement le projet de la Loi a retenu la prise en compte qui est le niveau le plus faible. Ensuite, il peut y avoir des exceptions a cette opposabilité pour peu qu’elle soit dument motivée.

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BL : Dans le cadre de bassin-versants (SDAGE puis SAGE),  et des problème de maîtrise d’ouvrage, quel sera la cohérence sur des territoires qui se retrouvent sur deux Régions ?

La relation juridique entre les SDAGE/SAGE  et les SRCE est créé par la loi est la mobilisation en tant que maîtrise d’ouvrage, les éléments cités font parties des guides élaborés pour la TVB.

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10h20 – Influence des corridors et de la gestion agricole sur la diversité floristique des prairies humides permanentes. (SD)

Questions :

DD : Est-ce que vos résultats sont cohérents avec les résultats des précédentes études réalisés sur les faunes, les mammifères ?

Les résultats entre cette étude et les études précédemment citées ne sont pas tout a fait comparables car elles ont été réalisées sur des parcelles bocagères ou des bandes enherbés de bords de champs soit sur des niveaux d’isolement des bosquets dans des contextes paysagers différents.

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PN : L’aspect temporel semble jouer énormément ?

L’aspect temporel ne rentre pas en compte, il n’y a pas de différence entre une prairie ancienne (15 ans) et une plus récente sur les échantillonnages effectués. Sommes nous toujours isolés semble la grande question

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n.c. : Cette étude n’a –t’elle été reproduit sur d’autres territoires ?

Non, toutefois cette étude avait pour étude les prairies mais d’autres modèles existent.

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n.c. : pourriez-vous rappeler les critères de sélection des parcelles  « isolés » et « connectés »?

LA sélection des parclles a été réalisée à l’aide de 2 données issues de l’Inventaire Régional des Zones Humides. Des parcelles isolés on été désigné à partir de l’inventaire puis la photointerprétation a permis de les désigner comme prairies. Ensuite des prairies avec des degré d’isolement variables ont également été sélectionné (100m, entre 100 et 500 m,...).

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GB : Le critère pédologique n’a pas été intégré volontairement ?

La différence des sols est importante, mais dans le cas de cette étude, le sol est constitué essentiellement de Glès à une profondeur d’apparition variable. Le sol pourrait être un critère supplémentaire dans le plan d’échantillonnage mais qui n’a pas été prit en compte car il n’y avait pas suffisamment de parcelle isolée.

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ES : Cette étude montre l’intérêt de la sélection d’un minimum d’espèces dominantes au niveau régional pour la TVB, puisque la première approche souhaitée est un bénéfice pour le déplacement de la faune. L’intérêt de la connectivité pour les espèces non anémochores résident sur l’aide à la reproduction apporté par la faune. Lorsque l’on parle d’espèces et d’habitats déterminantes pour la TVB,  c’est uniquement en terme de critères de cohérence nationale, soit des espèces et es habitats pour lesquelles les TVB Régionales devront tenir compte à minima.

SD : la difficulté avec la « Trame Bleue » pour les zones humides apparaît sur la prise en compte de deux systèmes totalement différents avec les berges et les espèces hydrochores qui circulent énormément et les arrières berges beaucoup moins inondables où les espèces ont un mode de dissémination tout autre. Donc contrairement aux espèces de la « Trame Verte » avec un même système de dissémination en terme de fréquence (zoochore, anémochore,...), sur le Trame Bleue ion trouve un système à double vitesse.

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PN : Il serait intéressant de réaliser une synthèse bibliographique de la dispersion des semences par différentes espèces.

Grime propose dans son ouvrage sur l'écologie des espèces des îles Britanniques une synthèse des principaux facteurs de dissémination des espèces : mode de pollinisation, mode de dispersion, taille et longévité des diaspores, existence et mode de multiplication végétative.... :
« Grime JP, Hodgson JG and Hunt R (2007) Comparative Plant Ecology: a functional approach to common British species. 2nd Edition, Castlepoint Press, Dalbeattie »

VC : L’étude démontre que la fragmentation n’a pas qu’un élément négatif sur la flore à l’échelle locale. Cette étude est presque unique en France et cela montre le manque de connaissance sur la TVB et son efficacité avant de vouloir la mettre en place sur le territoire. Il y a très peu de réflexion sur l’aspect botanique mai plutôt sur des espèces faunistique parapluies.

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10h40 - Approche méthodologique

Schéma Régional de Cohérence Ecologique : quelle prise en compte des zones humides ?(MD)

 

Approche méthodologique pour définir une sous-trame humide. (POM)

 

Outils et expérience pour la mise en place du projet Trame humide régionale en Ile-De-France (BC)

 

Trame Verte et Bleue à l’échelle d’un territoire infra-régional : la Vallée Alluviale de la Bassée Auboise/ Projet Symbiose (JM)

 

12h20 Question sur l’aspect méthodologique

n.c. : pourquoi une telle différence de résultats entre la travail de l’Ile-de-France et celui du bassin Loire Bretagne?

LM : Pour l’étude du CRENAM et du bureau d’étude Asconit, l’idée était de partir d’une zone test sur le territoire du PNR du Perche, ou différente couche on été superposées (SAU, BD Topo,...) pour voir comment identifier les zones humide potentielles du bassin et a partir de là une méthode a été élaborer pour la bassin.

AA : la cartographie des zones humides du bassin Seine-Normandie reprend le même type d’approche alors que le travail du PIREN avait pour objectif de caractériser la fonctionnalité des zones humides du point de vue de la rétention des nitrates et de la rétention des crues. Il ne s’agit plus de délimitation mais une caractérisation de la fonctionnalité à partir de critères hydromorphologique pour définir des zones efficaces.

LM : le problème du bassin Loire-Bretagne vient du fait qu’il ne possède pas d’état initial du site pour travailler sur la problématique importante et croissante de la préservation des zones humides. Ce travail de cartographie est ensuite recoupé avec l’inventaire des inventaires de zones humides.

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DD : le CREN Rhône – Alpes a un programme suivi de l’évolution de l’état des zones humides et lors de la détection lors problème de délimitation des zones humides et leur position relative. Pour la TVB, il va falloir avoir un suivi dans le temps, donc il faudra des outils pour permettre se suivi, est ce que la télédétection permet ce genre de suivi en identifiant les différents types de zones humides?

BC : Sur la détermination des zones humides, avec la télédétection il est difficile de reproduire à chaque fois la même chose. On possède des données radiométriques plus ou moins variables en fonction du type de milieu et en fonction du type d’occupation du sol, puis on cale les images pour essayer d’avoir un maximum de diversité visible pour l’interprétation. Les images sont ensuite caler sur le terrain pour savoir la retour radio que donne tel endroit et à quoi il correspond (biblio, terrain de calage) puis interprétation. C’est donc une interprétation avec vérification terrain, qui dépend également de la saison, il faut connaître le milieu.

MD : il est difficile de répondre car les milieux humides sont très divers, avec une densité peu importante ce qui pose le problème du support de la photo aérienne de l’IGN qui sont prises à une certaine époque, pas souvent au printemps. De plus, on distingue mieux une zone humide lorsque l’on période hautes eaux avec un différentiel lors de périodes de ressuyage ce qui est assez compliqué. Il faut travailler avec l’imagerie actuelle, ce qui n’est pas évident, selon l’année et la saison les photos ne seront pas identiques, il faudra caler les décalages de phénologie. Il existe aussi aujourd’hui des outils très peu utilisés tel que les avions ou les drones sur des milieux très linéaires (cours d’eau, vallée...). La télédétection ne répondra pas à tout, il faudra utilisés des indices topographiques, d’autres indices et d’autres éléments.

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n.c.: Jérémy Miroir a parlé d’une méthode de définition pour le ZHIEP, est-elle achevée, validée, diffusée ?

JM : Il y a les grands principes de la méthode, sur la Bassée Auboise, il s’agissait de la prospection de terrain car certains types d’habitat n’apparaissaient pas à la télédétection par rapport à la période de prise de photos donc trop de risque d’interprétation. Il a donc été préféré de réaliser des cartographies in situ et uniquement de la photo-interprétation pour les zones closes par respect des propriétés privés. Cette méthode est pas très coûteuse mais demande de la mobilisation, ici il a été possible de 5000 ha en 1 an sur cette étude.

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N.c. : se travail sera présenté dans quel cadre et à quel moment ?

JM : cette étude à déjà fait l’objet d’une présentation en 2008, sous l’égide Madame Brigitte Lancelot, mais le but aujourd’hui était de la présenté comme outil opérationnel et d’aide à la décision.

ES : Dans le cadre du Plan National d’Action Zones Humides, il est défini comme objectif pour l’année 2010, de construire un guide méthodologique pour la définition de la dénomination des ZHIEP. Cet outil ZHIEP a été créé par la Loi sur l’eau dans le cadre de la politique d’usage de l’eau agricole sur ces zones humides. Ce gui de va donc apporté des éléments d’interprétation globaux.

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BL : dans le cadre du SRCE, on parle de cours d’eau classés et de ZHIEP,  les autres cours d’eau et zone humide seront-ils prit en compte? De plus, on ne parle de haie dans le SRCE ? Quel serait le coût d’un recensement de ces zones humides, de l’ordre de 3, 5 euros l’ha en frais d’étude sur la Sèvre Nantaise ?

MD : Il n’y a non pas des critères de cohérence écologique mais des critères d’obligations. Les zones de protection devront être intégrées à la TVB en tant que cœur de biodiversité. Maintenant ces obligations sont un minimum, ce sera ensuite aux acteurs locaux d’inclure les éléments qui leurs semblent nécessaire. Sur les problèmes de bocage, dans le guide il y a des éléments sur des corridors de types paysagers qu’il faut analyser pour avoir quels types d’éléments sont à prendre en compte dans les région dites bocagères.

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JP : Dans le SRCE, l’un des premiers critères a rentrer au niveau régional était la cohérence espèce,  au vue de la dernière présentation, une L’approche espèce semble peut être plus limitée et figée par rapport à une approche communauté qui intègre cette notion de flux de la TVB ? Comment se passeront les réactualisation de ces données ?

MD :

  • le SRCE aura une durée de 6 ans et devra être renouvelé à la fin de cette périoden avec une phase d’évaluation et d’amélioration du contenu.
  • Sur le cohérence espèce, chaque région décidera de la méthode qu’elle souhaite, Le critère de cohérence espèces à des limites, il faudra ensuite passer par la caractérisation des milieux qui représente des groupements d’espèces. Il faut faire confiance aux connaissances locales et aux acteurs locaux pour faire évoluer les méthodes avec de larges tour de table.

GB : Aux Etats-Unis, un inventaire fédéral des zones humides qui a duré 20 ans avait abouti à une cartographie générale. Le parlement a ensuite obligée à un mise à jour triennale des superficie. Il a donc été décidé que les Etats feraient chacun selon leur méthode de mise à jour. Le résultat est aujourd’hui incohérent, chaque états ayant fait une mise à jour selon des méthodes différentes, la mutualisation es données n’ont pas de sens.

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SP : Un groupe de travail a-t’il été constitué sur ces question de cartographie ?

MD : un groupe de travail a été constitué pour comparer les méthodologie différentes selon les milieux concernés (Rhône-Alpes, Bretagne,...). il y a aussi les problématique de proportion d’espaces naturelle et de répartition spatiale. L’objectif ensuite de se groupe de travail est de s‘élargir avec la contribution des Régions.

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14h00 –Outils et expérimentations

Mise en œuvre de la restauration et de la préservation des zones humides de l'Agence de l'Eau Loire Bretagne en lien avec les continuités écologiques (LM)

 

Projet  Life Nature « Restauration des habitats de la Loutre » (CL)

 

Conserver des réseaux de mares : l’approche développée par le Conservatoire Régional des Espaces Naturels (CREN) de Franche-Comté et l’Office National des Forêts (ONF) (VP)

 

15 h 20 Temps d’échanges (MB) - Echanges avec support (cf. power point) mais dont les discussions sont libres.

n.c. : Qui assure la coordination pour éviter les initiatives sans cohérences ? Plusieurs groupes thématiques travaillent sur la TVB (milieux aquatiques, urbanisme,..), quel est le lien entre tous ces groupes ?

PN :Il faut bien distinguer les différences d’interprétation entre une continuité vu part un urbaniste, qui peut être purement visuelle et non fonctionnelle, à l’inverse d’une interprétation plus écologique avec la volonté de reconstituer des corridors pour favoriser les flux d’espèces. De plus, la dénomination de Trame verte et Bleue peut parfois porté de confusion. Le Communauté urbaine de Lille, présente le littoral comme sa trame bleue et en aucun cas ne tient compte des cours d’eau. Enfin, les seules trames qui auront un effet réel seront celles inscrits dans un document d’urbanisme, à l’inverse elle n’existerons que de manière imaginaire.

TM : dans ces démarches novatrices et expérimentales, il est normal d’avoir beaucoup d’initiatives. Les SRCE doivent données une certaine cohérence régionale en réunissant tous les acteurs autour d’un lieu de discussion.

TL : sur le territoire du PNR Scarpe-Escaut, on peut voir qu’une cohérence dans l’élaboration des documents de la TVB est possible, avec une cartographie intégrée dans le Plan Parc, des espaces à enjeux cartographiés sur le document du SAGE approuvés récemment et un travail de partenariat effectué avec les SCOT locaux.

TM : De plus il y a le lancement de plan de formation, il faut un émise en place progressive donc il apparaît logique que la culture ne soit pas comprise par tous les acteurs, il faut que la pensée se structure.

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SP : La TVB sera visible dans les documents d’urbanisme mais elle sera également visible sur le terrain avec touts les documents qui permettent d’intervenir dans ce sens, tel que les SAGEs, les contrats de bassins, mais comment en tant que financeur, il est possible de faire le lien entre des concepts en écologie assez pointu et une vision pragmatique sur le terrain ?

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BM : Dans la définition de la TVB, y aura-il une certain miscibilité du naturel et de l’urbain ?

JM : l’expérience des différentes démarches menées par les Conservatoires Botaniques poussent à intégrer dans chaque communes les espaces ruraux et les espaces urbains. Souvent on remarque que les périphéries de zones urbaines sont extrêmement riches du point vue faunistique et floristique,  avec un phénomène d’habitat secondaire  au niveau des niches écologiques potentielles créé par la pression anthropique. Tous les documents d’urbanisme et de planification peuvent contenir la composante environnementale, mais il faut les intégrer en amont de la réflexion.

BC : il ne doit pas y avoir de rupture entre le milieu urbain et le milieu rural, c’est une trame commune. Toutefois, le milieu urbain diminue la capacité d’investissement par la nature, ils sont relativement contraint avec des trames de plus en plus étroites et de moins en moins fonctionnelles. Mais il ne faut surtout pas qu’il est de discontinuité, il faut du passage et du flux. En milieu urbain, les trames paysagères peuvent déjà servir de base de réflexion. En milieu urbain les trames devront d’autant plus être multifonctionnelles (loisirs, paysager, ...). Différentes méthodes d’évaluation des trames ont été faites par coût énergétique avec des milieux plus favorables et des espèces plus souples en adaptation.

PN : il faut se méfier avec le dogmatisme de la continuité car dans certains cas la continuité peut être dommageable pour certaines espèces (espèces envahissantes), l’interpénétration n’est pas forcément une bonne solution. Il faut attendre les recherches effectuées par le MNHN par exemple. Il faut un peu de prudence !

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GB : les scientifiques sont dans l’incertitudes pour caler différentes échelles (mares, réseau de mare, bassin versant), avec différentes échelles temporelles qui jouent sur les perturbations et enfin une couche de changement globaux. L’idée de corridor n’est pas nouvelle, des publications sont effectuées depuis les années 1990, il y avait des tableaux ave des équivalences, avantages et inconvénients des corridors, et tout se travail est laissé de côté. Il faut donc prendre en compte des conditions d’usages, beaucoup de bon sens et d’empirisme.

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n.c. : L’intérêt de la fonctionnalité des zones humides nécessite des visites de terrain, l’inventaire et la cartographie ne peut pas répondre à tout ?

AA : L’intérêt serait de définir une méthode nationale en prenant en compte l’ensemble des travaux effectués sur les ZHIEP. Ces zones présenterons les fonctionnalités, les menaces, les enjeux, l’intérêt paysager,.... Il est possible de trouver une méthode pour délimiter ces zones.

JP : par rapport à la capacité d’encaissement face au changement climatique, les écosystèmes forestiers les plus résilient présentait une fonctionnalité et une naturalité élevé. Cette méthode employée sur les massifs forestiers pourrait très bien être reproduit dans d’autres types d’écosystèmes tel que les milieux humides.

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n.c. : les maîtres d’ouvrages s’intéressent de plus en plus, appliqué aux hydrosystèmes est ce que ces méthodologies prennent en compte l’aspect de connectivité ?

MB : à travers le programme des mares de Franche-Comté ont a pu observer l’aspect de connectivité.

VP : il y a eu une notion de distance pour la matérialisation du réseau et ensuite la notion de continuité a été appliquée en effectuant une cartographie plus fine et en tenant compte de l’emplacement géographique de la mare vis-à-vis des différents réseaux identifiés (fossés,...),afin d’identifier les zones de blocage et les zones de circulation.

TL : une trame a tenté d’être appliqué à l’échelle d’un plan Parc, les actions pour améliorer la connectivité n’a pas été difficile à trouver et les terrains concernés ont été ciblés, mais au moment de la passer à l’action les acteurs se confronte à la réalité du terrain, soit la maîtrise foncière, les voiries pas prévues dans la calendrier. L’objectif est de passer d’actions effectuées à droite et gauche à la réalisation d’un ensemble d’actions sur un secteur donné.

n.c. : la production agricole qui émane de politique européenne et mondiale, plutôt productiviste est également un problème, où seules les mesures agroenvironnementales peuvent encore lutter malgré leurs relatives fragilités.

BS : sur le plan du volet agricole, il ya des réflexions à prendre en compte aujourd’hui avec la nouvelle de modernisation agricole qui doit réfléchir à la position stratégique d’éléments de biodiversité à l’échelle d’un certain pourcentage de l’exploitation. Il faut maintenant réfléchir à ce que ces dispositions soient prises en compte dans l’élaboration du dispositif TVB.

TM : Une journée sur agriculture et zone humide s’est déroulée le 10 février, avec une présentation du MAAP, sur les enjeux de conditionnalité et agricole (mettre lien vers livrets de présentation journée agriculture).

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TM : En quoi le fait de faire une trame liées spécifiquement aux mares, vous paraissait logique ? (Question à Vincent Pereira - ONF)

VP : l’entrée du projet était l’objet mare, avec un objectif de restauration d’un ensemble de mares, mais l’objectif n’était pas de se servir des mares pour alimenter une future trame bleu. De plus, l’inventaire des zones humides étant encore partiel, il n’était pas envisageable d’attendre les données d’un cartographie publique régionale.

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FO : quelques remarques :

  • prise en compte des éléments topographiques dans les politiques agricoles. En 2012, ce sera au mieux 5 %, ce qui sera efficace en zone de production intensive mais peu pour des zones de bocages actuelles (40 – 50%).
  • si on veut que ces éléments topographiques tel que les zones humides prennent de l’importance aux yeux des exploitants agricoles, la prise en compte contractuelle au niveau de la TVB peut être une solution mais c’est aussi une part du fond des soutien PAC vers ces services environnementaux qui peuvent aider.
  • la première Trame verte sur la territoire nationale provient des boisements. Elle est parfois extrêmement contraignante mais la vocation d’un boisement lorsqu’elle reconnue ne peut pas changer. Il pourrais très bien en être de même pour une zone humide.

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PN : Si on prend une entrée par les zones humides, est ce que l’on ne risque pas d’oublier ou mettre des milieux tel que les mares temporaires de côté?

TM : tout est une question d’échelle, un réseau de mares, un réseau de mares forestières, ... . Il est possible d’aller très loin dans le niveau d’échelle en descendant sur des typologie de mares. Tout est lié aux emboîtements d’échelles et aux espèces inféodées à ces milieux, et à ce moment on rejoint un débat habitat espèce. Pour les mares temporaires est-il nécessaire de résonner en terme de cartographie et d’action sur ce réseau précisément.

GB : Il y a également les tourbières qu’il vaut mieux laisser isoler.

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BL : Sur le bassin de la Sèvre Niortaise des travaux d’inventaire ont été lancé sur les 140 communes, des actions pour la continuité écologique sont en cours et le SAGE est en pleine révision. Faut-il maintenant mettre en œuvre une trame bleue avec toutes les actions en cours ou faut-il attendre des méthodes, des solutions avec le SRCE pour être en cohérence et quid des petites zones humides ?

MD : le concept de continuité écologique est dépendant d’une échelle, lorsque l’on est à une échelle régionale on ne réfléchit à l’échelle locale. Lors des tours de tables au niveau régionale, un inventaire des initiatives locales ne pourra pas être effectué. Il n’y a pas d’incohérence entre les initiatives actuelles et les réflexions qui vont être élaborées dans le cadre de la TVB.

n.c. : le SRCE est plus une intervention sur les grandes orientations, un cadrage général, en collecte d’intervention avec un état des lieux des initiatives locales.

TM : il faut faire par étape avec une phase de planification et ensuite une phase de hiérarchisation des actions.

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n.c. : La difficulté viens aussi de la mise en œuvre d’outils incitatif, comme la mise en œuvre de MAEt qui donne des situations peu pérennes qu'en sera-t-il pour la TVB?

n.c. : les régionaux qui ont déjà lancées leur politique TVB ont un gros travail d’animation à faire pour être relayer et effective au niveau local.

n.c. : le travail d’animation n’est pas toujours récompensé, les outils sont parfois trop peu incitatif, et le temps passé au regard des résultat est parfois décourageant.

TM : les situations sont très différentes d’un territoire à un autre sur la volonté de contractualisé. Ce qu’il est important d’analyser c’est pourquoi la contractualisation ne marche : cahier des charges, montant financier, ... et comprendre pourquoi ça marche dans d’autres.

PN : Il faut aussi un changement de mentalité vis à vis d’une culture qui prônait il y a encore peu de temps l’assèchement des zones humides par le drainage, le retournement des terres etc. Il a aussi un problème culturel et générationnel! Il a des choses comparable avec le bocage.

MB : effectivement il a un gros travail d’animation, et il ne faut pas attendre le SRCE pour passer à l’action, pour que les Régions puissent s’appuyer sur des initiatives locales et communiquer dessus pour montrer ce qu’est le TVB et par quoi elle se traduit.

BL : en terme d’information, il est important qu’il y ai un réseau d’acteur qui communique dans le même sens et sur la même chose pour que les élus, les citoyens en prennent conscience. Il faut que tout le monde fasse la même animation, avec des relais toujours plus développé et important pour faire passer un message fort.

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FO : sur la question des articles du code de l’environnement sur le remembrement et les grandes parcelles, ce texte date de 40 ans et il serait temps que le terme de « continuité écologique » apparaissent dans le codes de l’environnement.